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Avatar (mais pas le film) 💫

Un jour j’étais en train d’écouter un enseignant bouddhiste que j’aime beaucoup.

Il s’appelle Lama Rinchen et étonnement il est né en Uruguay. En étant jeune enfant il déménage aux États-Unis avec sa famille et plus tard dans sa jeunesse il décide d’entreprendre des enseignements bouddhistes dans un monastère au Tibet et devenir moine.

 Il disait dans cette émission que nous sommes habitués à créer des avatars des gens. En voulant dire par exemple, quand je rencontre quelqu’un, dans mon esprit apparait une image de cette personne et selon le peu d’information que je peux cueillir sur elle, je crée dans ma tête un personnage. En réalité cette personne est beaucoup plus ample que l’avatar que nous avons créé. Alors si quelqu’un nous plait nous allons développer un fort attachement, car nous allons lui trouver beaucoup de belles qualités. Si quelqu’un nous déplait, par contre, nous allons lui trouver beaucoup de défauts et nous allons dévélopper du mépris ou même la haine. Il y a une troisième catégorie: il se peut que  cette personne ne suscite en nous un intérêt ou un mépris et nous développons dans ce cas un sentiment neutre, ou d'indifférence.

 De cette façon nous pouvons nous en rendre compte à quel point nous vivons dans des mondes imaginaires, le monde que nous créons, parfois très éloigné de la réalité.

 Je pense aussi que nous nous faisons un avatar de nous-mêmes.

 Dans le sens que nous avons besoin de dire par exemple:  je suis sportif ou artiste, musicien, entrepreneur, de nous présenter d'une certaine manière face au monde afin que l’autre puisse nous identifier et nous placer dans une catégorie.

 Nous avons un besoin fondamental de savoir qui nous sommes et dans cette quête on dirait qu'utiliser des étiquettes nous rassure.

 Je ne suis pas en train de critiquer, je fais simplement une description de ce que nous faisons avec le type de conscience que nous avons présentement. Et je considère que dans un sens, cela est nécessaire parce que nous devons communiquer avec le monde et les personnes en utilisant des catégories et des noms.

 Mais nous ne devrions pas nous limiter à cette perception, bien nécessaire pour le quotidien, mais un peu limitante à l’heure de construire de ponts véritables avec les autres.

 Je pense que nous n’avons pas nécessairement besoin d’utiliser des étiquettes à l’heure de nous mettre en relation avec les autres. Si tu fais attention, tu t'apercevras que tu es constamment en train d’effectuer ce travail de triage et de sélection dans ta tête.

 Les enfants en bas âge, constituent un exemple de spontanéité et liberté totale, ils n’ont pas été encore domestiqués.

 Accepter les autres tels qu’ils sont,  au moment de leurs vies où nous les rencontrons, est très libérateur pour nous aussi, car nous apprenons à accepter les autres sans attentes, en sachant qu’ils ont une histoire, un karma particulier que nous ne connaissons pas.

 Nous ne venons qu'à percevoir une étincelle de leurs vies. Donc ce serait très prétentieux de notre part de vouloir mettre les personnes "in a box" en ayant si peu d'information.

 Adopter une posture qui n'essaie pas de saisir l'autre mais seulement de l'accueillir tel qu'il est à ce moment de sa vie, s'avère libérateur pour nous, pour quoi? Parce que cela empêche que nous développions des perturbations mentales (*) (telles que l'attachement ou la haine), des états qui nous dirigent inévitablement à la souffrance.

Ces modèles mentaux sont si ancrés en nous qu'ils se manifestent naturellement dans notre esprit, sans cesse et nous les acceptons.

Nous ne devrions pas rester des personnes ordinaires et nous conformer avec cela. Nous pouvons adopter des attitudes plus bénéfiques pour nous et les autres. Même si cela peut nous paraître bizarre d'adopter des manières différentes de voir les personnes et le monde, de mon point de vue c’est plutôt quelque chose de révolutionnaire. Nous allons constater que ce regard rend notre vie plus intègre et plus légère.

 (*) (dans le bouddhisme, on les appelle comme ça, à ces manières distorsionnées de voir les choses)


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